Un OL à réaction
 

Extrait Le progrès

 


Bousculés mais toujours debout grâce à leur formidable capacité de réaction, les Lyonnais entretiennent leur invincibilité avant de recevoir samedi le PSG... leur dernier tombeur.

Les Niçois de Frédéric Antonetti y ont cru, leurs supporters aussi. Samedi, dans un stade du Ray renouant avec les ambiances survoltées de la grande époque de l'OGCN, l'enthousiasme des Aiglons a donné quelques sueurs aux hommes de Gérard Houllier. «Après avoir vu beaucoup de matches de Lyon cette saison, j'ai le sentiment qu'après Nantes, voire Bordeaux, Nice aura été l'équipe l'ayant le plus bousculée dans le jeu» déclarait l'entraîneur azuréen au sortir des vestiaires.

On ne peut lui donner tort. Mais le constat n'est pas étonnant. Si l'on excepte Metz, qui n'a pas résisté longtemps chez lui (0-4), Rennes ou Auxerre, battus eux aussi sur leur terrain, par deux buts d'écart, les adversaires des Lyonnais leur ont presque tous donné beaucoup de fil à retordre.

«Quand on visionne les matches de nos adversaires en vidéo, et qu'on les voit jouer contre nous ensuite, ce n'est plus la même histoire...» note Grégory Coupet, observateur privilégié et acteur essentiel des matches, puisqu'il n'a manqué que celui de Coupe de la Ligue à Nantes.

C'est évidemment la rançon du succès pour Lyon, admiré par les uns, assommant pour les autres, tant il tient le haut du pavé depuis quatre ans et continue d'exercer sa domination sans partage.

Pourtant la semaine à trois matches qui vient de s'écouler avec la réception de Troyes (2-1), suivie des déplacements au Real (1-1) et à Nice (1-1), aura laissé un sentiment paradoxal, car si les résultats ont été satisfaisants, la photographie des matches aura révélé un OL à deux visages, moins à son avantage dans l'action que dans la réaction.

En inscrivant son quatrième but cette saison (son deuxième en L1), Sidney Govou a symbolisé la puissance et l'efficacité du rouleau compresseur lyonnais. Aucun bras de fer ne semble faire peur aux hommes de Gérard Houllier, et s'ils laissent parfois l'initiative et l'espoir à leurs opposants, comme à Bordeaux, Rennes, Olympiakos, Madrid ou Nice, leur retour suscite souvent les mêmes commentaires: refus de la défaite, caractère, compétitivité, goût de l'effort...

A quatre matches de la trêve, dont trois très importants en championnat qui marqueront la fin de la phase aller, les Lyonnais se sont à peine rendus compte qu'en prenant le large, ils se sont déjà attribué le titre honorifique de champions d'automne. Pour eux, ce n'est qu'un temps de passage anecdotique, alors que la motivation sera décuplée cette semaine en vue du très attendu rendez-vous contre le PSG (samedi à 17h15 à Gerland).Paris, qui s'est loupé hier soir face à Lens, est la dernière équipe à avoir vaincu l'OL cette année en match officiel, le 17 avril à Gerland (1-0). Mais c'est avec 13 points de retard que le PSG - énorme pour un prétendu challenger - se présentera à Gerland...

«On s'attend quand même à un gros match, mais on aura une bonne semaine pour le préparer» constatait Florent Malouda samedi soir. Le Paris est lancé.
 

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