Le point "des costauds"

 

Extrait DNA

 

 

Habituellement, les voyages au stade du Ray se terminent plutôt mal ou pas trop bien ces dernières saisons. Et comme lors du dernier exercice, le Racing s'en sortira avec un 0-0 bien ficelé même s'il a manqué d'audace.

« Maintenant, on sait que c'est possible. Nous n'aurons désormais plus d'excuse, explique Christian Bassila. Quand on joue en équipe, en bloc même, on peut rapporter des points. Il suffit de respecter les consignes. Et tout le monde a fait ce qu'il fallait. Même si nous avons parfois manqué d'audace, il faut savoir ne pas être gourmand. Sans Pagis et sans Niang, c'est un bon point. »
Un point qui, s'il fait glisser le Racing à la seizième place et ramène le premier relégable (Ajaccio) à trois points, contente également Jacky Duguépéroux. « Je suis satisfait, mais pas euphorique, note-t-il. Il nous faut 40 points pour obtenir notre maintien, nous en avons désormais 31. Mes joueurs ont répondu à mon attente même si le défi physique que j'escomptais n'a pas eu lieu. »

« Ça faisait longtemps »

Ceux qui s'attendaient effectivement à un défi physique lancé par les Niçois en ont été pour leurs frais, les 45 premières minutes durant surtout. On a plutôt assisté à une aimable partie de campagne, avec des Strasbourgeois bien positionnés et des Niçois bien calmes sur le plan offensif et dominés dans l'entrejeu. Là même où l'on craignait pour la santé du Racing.
Pour dire vrai et pour résumer l'odeur du bouillon servi, c'est son insipidité qui ressortait. Et même si l'on soulignera parfois la timidité des joueurs de Jacky Duguépéroux avec quelques ballons qui auraient mérité une meilleure utilisation, on attribuera l'essentiel de la paternité ce cette léthargie ambiante aux Niçois.

Quand Cassard course un ballon

Et les spectateurs du Ray, transis de froid et (presque) muets de perplexité, auront attendu 42 minutes pour voir Stéphane Cassard prendre un ballon de ses mains sur un tir niçois.
Et encore, la frappe de Marama Vahirua, déjà mollassone à la base puis freinée par le vent, l'obligera à marcher vers le ballon et à le ramasser pour lui éviter de sortir en touche.
Ces mêmes spectateurs attendront même 41 minutes supplémentaires pour voir le gardien strasbourgeois s'envoler sur ce coup de tête lobé de Sammy Traoré pour ce qui a été, est et restera la seule tentative cadrée du match. Et la révolte niçoise, un moment entrevue en début de deuxième période, fera simplement long feu.

Sécurité défensive

Le gardien strasbourgeois aura passé une soirée tranquille. « Même si j'ai personnellement beaucoup souffert avec ce vent, cela faisait longtemps que je n'avais pas senti une telle sécurité défensive avec un « Jeannot » qui était partout, sourit-il. Je savais, après quelques minutes de jeu, que je n'allais pas être beaucoup sollicité tant mes coéquipiers étaient bien en place. Vu de mon poste, c'était flagrant. Nous avons été solides. »

Avant une nouvelle semaine difficile - elles le seront toutes - et les réceptions de Monaco, puis de Lyon, le Racing a donné des signes de solidité durant 94 minutes, le temps de tout un match.

Rien que pour ça, on lui pardonnera d'avoir eu parfois la patte timide quand il a eu l'occasion d'aller voir à quoi ressemblait Damien Grégorini. Contre Monaco, pour un match qui pourrait lui permettre de véritablement décoller, tous les chemins devront mener à Roma.